Conseil municipal du 16 juillet 2020

Publié par admin le

Le premier conseil municipal s’est tenu ce jeudi dans le gymnase des Merisiers. J’étais donc seul pour la liste « Jouy-le-Moutier en commun », face à l’ancienne et à la nouvelle municipalités, et j’ai fait de mon mieux pour représenter celles et ceux qui nous ont fait confiance (et que je remercie encore). Je suis intervenu trois fois.

D’abord, quand le nouveau maire nous a demandé de lui accorder une indemnité mensuelle de 3150,80€ (l’équivalent de son prédécesseur), je lui ai demandé combien il allait toucher en plus en tant que vice-président du conseil communautaire. Réponse : « ce n’est pas encore fixé et je ne sais pas quels montant se pratiquaient jusqu’à maintenant car je ne m’y suis pas intéressé mais je vous tiendrai au courant le moment venu ». Sauf qu’on nous demandait de voter tout de suite.

Concernant les délégations demandées par le maire, je me suis opposé (seul) à ce que le conseil municipal délègue la contractualisation des emprunts, qui peuvent engager la commune au-delà du mandat actuel. En effet, on a vu par le passé beaucoup de communes prises à la gorge par des emprunts toxiques. Tout près d’ici, Argenteuil se débat encore. Parmi les arguments qu’on m’a opposés, celui de Mme Saint-Just avait une certaine pertinence : si on attend chaque fois le conseil municipal suivant, les taux d’intérêts peuvent augmenter. C’est vrai qu’avec la crise qui commence, toutes les communes vont vouloir emprunter et ne surtout pas augmenter les impôts, ce qui va mécaniquement faire grimper les taux. Mais c’est aussi pour cette même raison qu’il faudra être particulièrement attentif aux conditions des emprunts. Ils doivent être programmés à l’avance et leurs conditions d’acceptabilité débattues par le conseil.

Enfin, je me suis opposé au déblocage d’un budget supplémentaire pour financer la maintenance des caméras de vidéosurveillance. Même si les caméras sont déjà là, dépenser de l’argent public pour les maintenir est bien un choix politique. Et même un choix idéologique car toutes les études montrent l’inefficacité totale de la « vidéoprotection » en matière de sécurité. Toutes sauf bien sûr l’étude biaisée de Brice Hortefeux en 2009 (dont Le Monde avait souligné le ridicule) et celle que Manuel Valls avait annoncée en 2013 mais dont il n’a jamais publié les résultats. Sans oublier, bien sûr, qu’être épiés ainsi dans nos rues n’a rien d’agréable.

Globalement, on sent bien que la nouvelle équipe n’a pas encore trouvé ses marques. C’est normal et je considère plutôt cela comme un point positif : la politique doit être l’affaire des citoyens, pas de professionnels. Ce qui est un peu moins positif, c’est que du coup elle s’appuie énormément sur le premier adjoint, M. Hamid Bachir, qui était déjà l’adjoint aux finances du maire précédent (il a changé de camp pendant la campagne) et pour qui la politique représente depuis des années une part non-négligeable de ses revenus. Cela ne le disqualifie pas pour autant (c’est sur les actes qu’il faudra juger cette municipalité) mais cela pousse à la vigilance.

Rappelons surtout que nous n’avons pas droit à l’erreur : un électeur jocassien sur deux n’a pas voté et les attentes de ceux qui l’ont fait sont énormes, tout comme leurs besoins. Celui qui n’attendra pas, par contre, c’est le changement climatique. Jouy-le-Moutier ne va certes pas l’enrayer seule mais notre commune doit tout de même faire sa part, d’autant plus que M. Florczak est chargé de « l’aménagement durable » pour l’ensemble de l’agglomération de Cergy-Pontoise.

Catégories : Conseils municipaux

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